
(Paris - Relax news) - Les opérateurs téléphoniques ne veulent pas faire les frais de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. "Nous ne pouvons accepter (cette taxe) inopportune et particulièrement contre-productive", a écrit Franck Esser, patron de SFR et président de la Fédération française des télécoms (FFT), dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, et dont
Les Echos ont publié vendredi quelques extraits.
Dans son projet de suppression de la publicité sur les chaînes du service public à l'horizon 2009, le gouvernement souhaite compenser ce manque à gagner estimé à 1 milliard d'euros par an en instaurant une nouvelle taxe sur certains produits technologiques (TV, PC, etc.), les revenus de la publicité en ligne ainsi que sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms.
Selon
Les Echos, Frank Esser affirme dans sa missive envoyée à l'Elysée que les opérateurs français menaceraient "d'accroître les tarifs ou de baisser les investissements" si cette nouvelle taxe venait à voir le jour.
Pour la FFT, une augmentation de la redevance serait en revanche une "solution logique, claire et pérenne".
En janvier dernier, Alternative mobile, association regroupant les opérateurs mobiles virtuels (MVNO), s'étaient déjà inquiétée du projet d'instauration d'une nouvelle taxe sur les télécommunications. Selon les MVNO, qui s'appuient sur le réseau des trois grands opérateurs nationaux, cette taxe pourrait leur être "fatale", et repousserait davantage "la perspective d'atteindre un jour leur équilibre économique."