
(Paris - Relax news) - le centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements electromagnétiques (criirem) et l'association wwf organisent un colloque sur les dangers des pollutions électromagnétiques le mardi 23 octobre, à paris. l'objectif est de sensibiliser aux risques des ondes électromagnétiques sur la santé, qui inquiètent de plus en plus associations et scientifiques. a l'heure du "tout sans fil", les risques seraient très méconnus.
d'après les organisateurs du colloque, "la pollution électromagnétique s'intensifie, exposant le public à des niveaux de rayonnement sans précédent". le téléphone portable, la technologie wi-fi, mais aussi les téléphones sans fil et fils électriques émettent en permanence des ondes. selon les deux associations, ils entrainent des "risques accrus de maladies graves : leucémie infantile, cancer du cerveau, maladie d'alzheimer, modifications de l'adn, troubles du sommeil". ce colloque, baptisé "des vérités qui dérangent" intervient alors que "les signaux d'alerte se multiplient de par le monde mais restent le plus souvent ignorés des autorités sanitaires".
le 31 août dernier, un rapport réalisé par des scientifiques américains et européens du "bioinitiative group", révélait "de graves risques en matière de santé publique liés à l'exposition aux champs électromagnétiques, des lignes électriques aux téléphones mobiles". durant le colloque, le dr. johansson, un des auteurs de ce rapport, fera une synthèse en français des conclusions de ces travaux.
selon ce rapport, les ondes électromagnétiques, auxquelles la population est de plus en plus exposée au quotidien du fait du développement du "tout sans fil", entrainent des maladies aussi graves que la leucémie infantile et différents types de cancers, mais aussi des troubles du sommeil, des céphalées et des pertes de mémoire. la généralisation du wi-fi, l'hyperprésence des téléphones portables, et les fils électriques disposés un peu partout sont les principaux responsables de ces expositions quotidiennes, toujours selon le rapport.
le rapport accuse également les téléphones mobiles et sans fil de causer des tumeurs au cerveau, des névromes acoustiques, ainsi que la maladie d'alzheimer. enfin, selon bioinitiative, l'ensemble des technologies sans fil, allant du wi-fi aux différentes radiofréquences destinées à communiquer seraient des milliers de fois plus fortes que les niveaux susceptibles de causer des troubles du sommeil, des maux de tête, des troubles de la mémoire et des problèmes de concentration.
prenant l'exemple du téléphone portable, le dr. lennart hardell, membre du groupe, explique : "les preuves des risques liés au téléphone sans fil ou mobile sont très convaincantes si on considère les personnes qui les ont utilisés durant plus de dix ans, et quand ils sont utilisés toujours du même côté". les tumeurs au cerveau mettant quinze à vingt ans à se développer, cela signifie, selon lui, que "nous ne connaitrons tous les risques qu'à long terme". aujourd'hui, la hausse du risque de tumeur pour les utilisateurs fréquents de téléphones portables a été évaluée entre 20 et 200%, selon la fréquence et le temps d'utilisation.
le 25 septembre dernier, une étude française, à paraître dans la
revue d'epidémiologie et de santé publique, confirmait le risque de développer une tumeur cérébrale ou acoustique après dix années d'utilisation d'un téléphone portable. les co-auteurs de l'étude, parmi lesquels figurent elisabeth cardis, du centre international de recherche contre le cancer (circ) de l'oms et martine hours, médecin épidémiologiste, indiquent : "il y a une tendance générale à un risque accru de gliome chez les plus gros utilisateurs : usagers de longue date, gros consommateurs, ceux avec le plus grand nombre de téléphones".
les résultats de cette étude menée entre lyon et paris auprès de 800 personnes âgées de 30 à 59 ans montrent que "ceux qui possèdent ou utilisent plus d'un mobile ont deux fois plus de risques de développer un gliome", qui est une forme de tumeur du cerveau, indique le communiqué du criirem. l'augmentation du risque est identique chez ceux qui utilisent leur téléphone régulièrement depuis plus de quatre ans. autre constat : ceux qui passent le plus de temps au téléphone, ou dont les conversations durent souvent plus de cinq minutes, présentent un risque de gliome accru de 80%. enfin, ceux qui ont passé le plus d'appels, "dépassant les 5.000", présentent une hausse du risque de tumeur du cerveau de 50%.
les dangers des ondes électromagnétiques inquiètent de plus en plus. au mois d'août, les associations agir pour l'environnement et priartém ont demandé dans un communiqué commun à ce que les programmes d'implantation en masse du wi-fi, en particulier dans les écoles, soient immédiatement arrêtés. ce jeudi, l'association cap 21 demande elle aussi une "protection des citoyens".